1 Timothée 3.10 « Qu’on les éprouve d’abord, et qu’ils exercent ensuite leur ministère, s’ils sont sans reproche. »

Dans la première épître à Timothée, l’apôtre Paul nous partage sur la nécessité d’être éprouvé en vue du ministère. Si dans ce passage, Paul adresse ses conseils au sujet du ministère des diacres, n’est-il pas logique de l’appliquer aussi à tous ceux qui entrent dans le ministère…?
L’épreuve est le moyen puissant d’authentification, en plus d’être un moyen puissant de purification (1 Pierre 1.6-7).

Qui veut passer par l’épreuve…? Personne…!
Pourtant la Bible entière, enseigne l’épreuve comme étant nécessaire et indispensable dans la vie spirituelle de chacun.

Aujourd’hui, l’ensemble de tous nos biens de consommation sont testés et éprouvés avant d’être approuvés pour le marché. Ainsi, une batterie de tests garantissent la qualité des produits avant et pendant leur fabrication et aucun consommateur averti n’accepterait que les normes de qualités et les tests disparaissent.

Si l’ensemble de nos biens de consommations sont testés, trouverions-nous inutile de tester la validité des ministères dont l’objectif est de nourrir spirituellement des foules entières…?

Pensons-nous que Dieu puisse nous utiliser sans nous tester et nous éprouver…?
Réfléchissez à la manière dont Dieu a testé Abraham.
Dieu savait-il quelle était la foi de cet homme…?
Le test de la foi d’Abraham n’avait pas pour but de permettre à Dieu de découvrir la profondeur de l’enracinement de la foi de son serviteur. Dieu est omniscient, il sait tout. Aussi, l’objectif du test de la foi d’Abraham, en réponse à la demande du sacrifice d’Isaac, fut d’approuver Abraham afin qu’il apparaisse non seulement aux yeux de tous comme le père de la foi mais qu’il comprenne comment triompher par la foi en annihilant en lui tout ce qui peut s’y opposer.
Avoir la foi c’est bien, mais savoir l’utiliser comme Dieu le veut, c’est mieux…!
Dieu par cette épreuve épura et fortifia la foi d’Abraham et cette épreuve fut pour lui l’épreuve de l’obéissance par la foi.

Ainsi, quand Dieu nous éprouve, son but principal c’est d’approuver et pas de désapprouver…! L’épreuve fait partie des leçons enseignées à l’école de Dieu et elle participe à notre équipement spirituel autant que le reste des matières qui y sont enseignées. L’approbation nécessite la formation et sa mise en pratique dans le terrain de la foi valide notre bonne appropriation de la formation.
Combien des personnes ont été approuvées trop vite pour être finalement désapprouvées et rejetées…car exposées trop tôt…?

A l’époque où nous vivons, nous allons souvent trop vite pour approuver les ministères et nos critères d’approbations ne sont pas forcement ceux que Dieu souhaite réellement…!
Si l’approbation se fait avant la formation et n’attend pas de passer par les tests divins alors pourquoi serions-nous étonné de certaines dérives…si nous approuvons hors des normes bibliques, et avant même que Dieu éprouve et approuve?

Les critères de Dieu sont pourtant bien écrits dans sa Parole et le chapitre 3 de la première épître de Paul à Timothée référence à nombre de ces critères.
1 Timothée 3.6 « Il ne faut pas qu’il soit un nouveau converti, de peur qu’enflé d’orgueil il ne tombe sous le jugement du diable. »

Éprouver vient du grec « dokimazo » qui a le sens de reconnaître comme véritable après examen afin de considérer la chose comme étant digne.
Cette terminologie définie donc le sens d’éprouver pour être approuvé.

Le « Dokimos » était en rapport avec le monde ancien pendant lequel, il n’y avait pas les systèmes bancaires que nous connaissons actuellement, et pas de monnaie papier. Toute la monnaie était faite de métal, chauffé jusqu’à ce qu’il soit liquide, versé dans des moules et mis à refroidir.
Quand les pièces de monnaie étaient refroidies, il était nécessaire de lisser les bord inégaux. Comme ces pièces étaient relativement molles, de nombreuses personnes les rognaient soigneusement pour récupérer du métal.
En un siècle, plus de quatre-vingts lois furent promulguées à Athènes pour arrêter la pratique du rognage des pièces de monnaie en circulation.
Il existait quelques changeurs intègres qui n’acceptaient aucun argent contrefait, et qui ne mettaient en circulation que des pièces pesées au bon poids.
De tels hommes étaient appelés des « dokimos » ou « approuvé ».

L’homme de Dieu et le ministre de Dieu doit être un « dokimos » parce qu’il reste fidèle à la norme biblique, il reste fidèle au enseignements de la Parole, ne cède pas au compromis.
Aujourd’hui beaucoup de prédications sont rognées de leurs contenus altérant ainsi la valeur intrinsèque de l’Évangile. On adapte le message à l’auditoire au lieu d’adapter l’auditoire au message….!

Pour terminer ce partage, ne cédons pas aux discours du résultat comme moyen d’authentification.
Beaucoup disent que: « Si cela marche, c’est forcement de Dieu…! »
Mais beaucoup de choses marchent dans le monde sans que Dieu s’y investisse d’aucune manière et cela n’est surtout pas suffisant pour lui en donner la paternité.

Souvent, la gestion de nos échecs est plus validant que la gestion de nos réussites. Nos échecs, nous en apprennent plus sur nous-même et sur Dieu que nos réussites.
Faisons donc l’effort d’examiner avant d’approuver et laissons au Seigneur le temps de recommander lui-même. Le temps et le feu sont les deux moyens puissants qu’il utilise pour valider dans nos vies la réalité de sa présence tout en consumant tout ce qui en nous est contraire à son appel et à sa volonté.

Dieu nous appelle et il nous qualifie, aussi ne redoutons pas son action en nous et n’essayons d’en contourner ou d’en précipiter les étapes ou d’en gommer les contours. C’est Dieu qui approuve et recommande et nos critères d’approbation doivent donc être les siens et pas les nôtres.

2 Corinthiens 10.18 « Car ce n’est pas celui qui se recommande lui-même qui est approuvé, c’est celui que le Seigneur recommande. »

Que le Saint Esprit nous aide et nous inspire pour comprendre et vivre combien le fait d’être éprouvés est une garantie au fait d’être approuvés.

Past. Xavier LAVIE